AUTOBIOGRAPHIE DE JEAN VALIQUETTE


 
Durant ma jeunesse, j’ai été attiré par les sports de combat. Je me souviens encore des kiai que j’entendais provenant du centre diocésain sur la rue voisine de la mienne à St-Jérôme, où Philippe Wronski (de l’équipe nationale à l’époque) enseignait le judo. Trop timide pour adhérer au groupe, je pratiquais avec des amis des techniques de judo apprises dans un livre sur un vieux matelas dans ma cour arrière.

Je me souviens aussi avoir fait un ring de boxe dans mon sous-sol après que mon père m’ait offert des gants de boxe. Mon sous-sol avait été transformé en véritable gymnase d’entraînement avec ballon au plafond et sac de frappes. Aucun combat de boxe à la télévision ne m’échappait; c’était à l’époque où Cassius Clay (Mohamed Ali) dominait le ring.

Attiré par un compagnon de travail, j’ai commencé la pratique du karaté en janvier 1983, à l’âge de 29 ans (il n’est jamais trop tard), à Ste-Agathe, sous la férule d’Émil Pavaliu. Puis, pendant 12 ans (même si je devais me taper 1 heure de voiture), je m’entraînais avec Bryan Mattias, pour ensuite décider de pratiquer ma passion à Laval et à St-Jérôme. En juin 1986, j’ai obtenu le grade de premier kyu à Chicoutimi devant nul autre que Sensei Nakayama. C’est en novembre 1986 que j’ai reçu ma ceinture noire, en juillet 1993, j’ai atteint mon deuxième dan après de nombreux échecs et le grade de sandan à Gaspé en juin 2006. Depuis un an, j’enseigne cinq heures par semaine aux ceintures blanches à oranges. Enseigner m’apporte beaucoup et me permet de me ressourcer..

Peu importe si on pratique le karaté pour la forme physique, pour la discipline, pour la compétition ou pour le combat, tout le monde a un objectif et y trouve son compte. Le karaté est une philosophie de vie où travail et persévérance peuvent mener loin. Je n’ai qu’un seul regret aujourd’hui, c’est de ne pas avoir commencé plus tôt.

Je ne voudrais pas terminer sans remercier Sensei Emil Pavaliu, mon premier instructeur, qui m’a transmis sa passion pour le karaté, et tout particulièrement Sensei Bryan Mattias pour son soutien et toute l’aide apportée durant ces années.




Jean Valiquette
Sandan
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