C’est à l’automne 1974, au Cégep de Sainte-Foy, que j’ai commencé à pratiquer le karaté. Dès le début, cet art martial m’a vraiment intéressé et, depuis, c’est devenu une
véritable passion.
Lors de mon arrivée au Cégep, les cours d’éducation physique étaient obligatoires. J’en ai donc profité pour essayer différentes disciplines sportives. Entre autres, j’ai fait de la natation, de l’haltérophilie,
du tir à l’arc, du judo, de l’aikido et du karaté. Le karaté m’a plu dès le départ et mon intérêt pour cet art martial n’a jamais diminué par la suite. Je me rappelle très bien de mon premier instructeur, monsieur
Camil Boulé. Après m’être entraîné avec lui durant deux sessions, dans le cadre des cours d’éducation physique, sur son conseil, je me suis joint au club du Cégep.
À partir de ce moment, mon entraînement assidu pour le karaté est devenu partie intégrante de ma vie.
J’ai suivi un cheminement graduel pour l’obtention de tous mes grades jusqu’à la ceinture noire du style Shotokan JKA. C’est en novembre 1980 que j’ai obtenu mon grade de shodan, ceinture noire,
après avoir subi trois revers. Ces trois échecs ne m’ont pas découragé. J’étais déçu, mais je me suis entraîné plus fort et, lorsque j’ai obtenu le grade tant convoité, j’étais content de tout le travail accompli
pour y arriver. Le premier objectif atteint, un travail plus sérieux débutait pour l’atteinte du deuxième dan et des grades suivants. J’ai passé mon deuxième dan en décembre 1982, mon troisième en novembre 1986,
mon quatrième en octobre 1995 et mon cinquième le 14 juin 2004, lors d’un stage à Philadelphie. Je suis partisan du dicton : «Il ne faut jamais s’asseoir sur ses lauriers si l’on veut toujours progresser».
Aussi, le sixième dan fait partie de mes objectifs pour l’avenir.
J’ai participé à plusieurs compétitions dans notre association aux niveaux provincial et national. Je n’ai jamais été champion dans aucune catégorie, tant au niveau kata que combat.
J’étais un compétiteur moyen, mais j’ai toujours eu beaucoup de plaisir à m’entraîner et à participer à des compétitions. La compétition c’est très stimulant, mais elle ne doit pas être notre seul intérêt dans les
arts martiaux. Autrement, on perd l’objectif qui est le dépassement de soi-même.
La pratique du karaté m’a apporté personnellement une plus grande confiance en moi, une très bonne discipline dans ma vie de tous les jours et un meilleur niveau de concentration et de jugement dans les
périodes plus difficiles que l’on a tous à vivre un jour ou l’autre. De plus, j’ai créé, avec des gens de partout au Québec, au Canada, aux États-Unis et en Europe, des liens d’amitiés extraordinaires.
Présentement, je suis l’instructeur chef au club de karaté Shotokan JKA du Cégep de Sainte-Foy, là ou j’ai débuté en septembre 1974. Je pratique le karaté depuis maintenant plus de 30 ans et
j’aime toujours ça. Je m’entraîne de 4 à 5 fois par semaine. Je suis aussi président de l’Association de Karaté Japonais du Québec (AKJQ) depuis septembre 1989 et je travaille au sein de mon
organisation avec des gens dévoués à la promotion du karaté Shotokan.