J’ai débuté la pratique du karaté en 1982.
À cette époque, j’étais un jeune adolescent de 15 ans plutôt rebelle. J’aimais les affrontements et je cherchais une façon d’améliorer mes talents de pugiliste dans la rue.
Après quelques années de pratique, grâce à mon professeur de l’époque, j’ai compris que le karaté était autre chose que de la bagarre et de la confrontation.
La pratique de cet art martial, enrichi de la philosophie qui s’en dégage et du respect des autres, m’a permis de développer une paix intérieure et un sentiment de bien-être que je n’avais jamais connu
auparavant. L’apprentissage du karaté m’a aidé à contrôler mon agressivité, m’a donné confiance en mes moyens et m’a appris que le travail et la persévérance sont des gages de réussite et de
dépassement de soi. Sans l’ombre d’un doute, la pratique du karaté a eu pour effet de faire de moi quelqu’un de meilleur, une personne responsable. Merci beaucoup Roger…
Plus jeune, j’ai fait de la compétition aux niveaux régional et provincial. Au début de la vingtaine, j’ai eu une blessure qui m’a tenu à l’écart de l’entraînement près d’un an et demi.
À mon retour, j’ai eu beaucoup de difficulté à retrouver ma motivation. J’étais dans une nouvelle ville, dans un nouveau dojo auquel je ne m’identifiais pas vraiment et je commençais mes études à
l’université. J’ai donc décidé d’accrocher mon karatégi.
Heureusement, j’ai rencontré un nouvel ange gardien, Gilles, un beauceron qui enseignait le karaté à Québec!
Ce dernier m’appelait régulièrement et il m’incitait à aller m’entraîner avec lui à son dojo de Limoilou. Je me suis finalement laissé convaincre d’y aller une fois pour le fun, pour essayer et j’ai adoré.
J’ai repris l’entraînement, commencé à enseigner au dojo de Gilles et j’ai passé ma ceinture noire en 1990 à Saint-Jérôme. Par la suite, je n’ai jamais cessé de m’entraîner. J’ai obtenu mon Nidan en 1992 à Chicoutimi, mon Sandan en 2000 à Saint-Jérôme et mon Yondan en
2006 à Philadelphie, lors du 40e Master Camp, en présence de tous les grands maîtres japonais de notre association. Cette dernière expérience fut très motivante et très enrichissante.
Aujourd’hui, j’enseigne à mon dojo de Dolbeau-Mistassini que j’ai ouvert en 1994. Je partage l’enseignement avec deux personnes que j’aime beaucoup, deux partenaires essentiels, mon élève Serge Lalancette et ma compagne de vie Caroline.
En terminant, je veux profiter de l’occasion pour remercier mes deux Sensei, Roger Lepage et Gilles Périard, qui au fil du temps, m’ont permis d’être ce que je suis devenu aujourd’hui.